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 Sujet 6, aix marseille, émilien

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émilien



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MessageSujet: Sujet 6, aix marseille, émilien   Mer 25 Mai à 16:29

Donner du sens à l'école


Texte de M Develay, in "Donner du sens à l'école"


1) Les problèmes auxquels l'école ne réponds pas encore

2) Donner du sens au savoir. Pourquoi et comment?

3) Donner du sens à l'école. Pourquoi et comment?
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émilien



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MessageSujet: éléments d'exposé   Mer 25 Mai à 17:23

pleins de coquilles, faites pas gaffe

Aller à l’école, c’est bien, savoir pourquoi on va à l’école, c’est mieux. Nous sommes étudiants en première année d’IUFM, nous suivons des cours en vue d’obtenir un concours. Cela est motivant pour nous. Nous avons un objectif clairement défini sous les yeux et nous savons donc pourquoi nous sommes ici aujourd’hui. Mais cet avantage que nous avons, nos élèves ne l’auront pas. Difficile de comprendre pour un élève en première année de maternelle que l’école est une punition qui nous éloigne de Papa Maman. Même pour un cycle 3, la vision de l’avenir est encore trop flou pour servir de motivation. L’école apparaît comme une suites sans fin de d’année que l’on réussit.
M Develay, dans ce texte extrait de « donner du sens à l’école », probablement à la conclusion de son ouvrage, nous fait état de cette carence et nous explique et pourquoi et comment donner du sens à l’école d’aujourd’hui.
Nous suivrons donc en toute logique la problématique suivante : « Pourquoi donner du sens à l’école et qu’est ce que donner du sens »
Nous verrons dans une première partie les problèmes de sens auxquels l’école ne réponds pas encore, puis dans les deux parties suivantes, nous verrons comment peut on donner du sens au savoir inculqués et, dans la ernière partie, le sens que l’on peut donner à l’école.

I Les problèmes auxquels l’école ne réponds pas encore


Dans cette partie nous verrons quels sont les maux structurels dont nous parle M Develay dans ce texte :

Lieu trop sacralisé au nom de
-l’école de la République
-un lieu d’éducation (par là même elle ne doit faillir à son rôle de construction du citoyen. Cette éducation passe évidemment par l’instruction. Mais en se tenant ce rôle comme définitif, prioritaire, elle créé en son sein des contestataires et cela se traduit plus visiblement dans les collèges : l’enfant a tendance à désobéir aux directives qui lui sont données)
-le lieu qui s’oppose à « la vie réelle », la rue, la famille etc.

une autre donnée fondamentale :
L’élève ne peut apprendre que seul (ce qui soulève les questions : l’enseignant est il inutile, ainsi que le livre, l’école) en fait non !!!
L’enfant apprend seul, M Develay indique bien cette donnée dans le sens où la rue est aussi un lieu d’apprentissage, d’instruction et d’éducation. Mais avouons le, l’école systémise cet apprentissage, elle transforme l’enfant en élève, l’enseignant rend cet élève efficace et le livre le rend autonome. C’est la cohérence de ces quatre éléments qui rend à l’apprentissage toute sa valeur. Il nous faut admettre si on veut vraiment donner un sens à l’éducation que les bâtiments, les livres, et également les enseignants ne sont que des machines-outils : outils car objet de transition entre l’élève et un savoir, et machine car accélérateur de l’apprentissage. Mais en rien ces facteurs doivent vu comme fondamentaux.

Il faut également savoir, nous sommes ici dans les bases difficiles à remettre en cause : l’école est pensé par des adultes pour des enfants. Or, ce que préconise M Develay, c’est de regarder l’école à travers les yeux de l’élève. Une petite illustration de ce propos en rappellant le jeune élève de mater qui voit l’école surtout comme une déchirure de ses parents.

Pourquoi donner du sens à l’école. Première réponse évidente : pour ne plus rencontrer ce genre de phrase « l’école ne sert à rien » ; « c’est du temps perdu » « l’école n’est bonne qu’à former des ingénieurs, pour être électricien c’est franchement inutile ».
Ce genre de propos a facilement entendu par des personnes d'un certain âge. L'école serait alors non atteinte malgré la violence de ces idées. Il n'en est rien, la reproductioon sociale joue ici à plein, Une école mal perçu par un parent, sera un enfant qui sera rarement aidé par cet adulte. C'est donc un objectif prioritaire pour l'école de réduire ce phénomène. Malgré cela, l'école a réagi en multipliant les formations professionnelles (d’une durée scolaire assez réduite) qui sont vues, avouons le comme des voies de garage.

II Donner du sens aux savoirs

L’idée majeure a retenir dans ce paragraphe est que le sens des savoirs, ce qui est appris ou dois être appris est perdu. Du point de vue de l’élève, la masse de connaissances sont transfusées d’une tête à l’autre sans avoir les moyens de la digérer.
Cette idée se fait écho de la pédagogie transmissive encore majoritaire dans l’éducation nationale. Le maître déverse les connaissances aux apprenants qui n’ont guère le temps de comprendre mais juste assez pour apprendre. Ceci explique d’ailleurs la volonté gouvernementale de réduire de plus en plus les programmes pour accorder un peu plus de temps pour bien saisir les notions en jeu. Ce que cherche le ministère de l'éducation nationale, ce qu’ont bien compris les pédagogues dont Develay se fait écho, c’est la volonté d’une démarche plus constructiviste. L’enfant construit lui-même son savoir sous l’œil bienveillant du maître.
Develay va plus loin, puisqu’il réclame que ces apprentissages doivent avoir un sens.
Ainsi, apprendre les mathématiques doit selon lui s’inscrire dans deux dynamiques (et nous en rajouterons une qui nous parait fondamentale mais qui a été omise dans le texte) :
-un contrat d’apprentissage entre la société et l’école (bref c’est inscrit dans les programmes) pour l’enfant, concrètement, ce sont les objectifs à atteindre pour passer à la classe suivante
-deuxièmement, cela permet de comprendre les lois du monde, physiques, et métaphysiques. Ainsi le théorème de pythagore se comprend à l’aide des notions mathématiques mais les mathématiques d’aborder des notions plus abstraites comme l’infini, la vérité, les démarches scientifiques. En dépassant quelque peu le point de vue de l’auteur, on peut raisonnablement penser ces abstractions sont très difficiles à observer à l’école primaire
-troisièmement, il nous parait évident qu’entre ces deux objectifs s’en glisse un dernier, qui l’utilisation au quotidien des connaissances apprises : évaluation de longueur, comptage de monnaie, notion de temps et de vitesse (venir à l’école le matin !!!) bref ce qui nous sert dans notre quotidien.
Ce que veut obtenir M Develay, ce sont des élèves qui réfléchissent sur le pourquoi m’enseigne t’on cette discipline ? Si l’élève ne fait que trouver qu’un début de réponse (erronée, incomplète, voire incompatible) ce n’est plus l’enseignant qui a envie d’apprendre, mais l’élève qui veut apprendre. « Ce que l’on m’apprend à moi, me sert à moi et réponds à mes questions »

III Donner du sens au lieu de vie, la classe, l’école

Dans notre précédent exposé , nous avons marteler que l’école devait être républicaine. Rien de moins juste. Mais cet esprit républicain, au sens historique du terme est aujourd’hui un poids selon michel develay.
En effet l’école s’est définie comme une réaction à un dogmatisme idéologique représenté par l’église ; mais cette réaction s’est traduit sous la forme de l’emploi d’un nouveau dogmatisme. En faisant très vite et sans entrer dans les querelles idéologiques, la république a imposé le message « hors de l’école, point de salut » (j’ai demandé à saint augustin, il m’a prêté sa phrase). Au mot religion on substituera le mot raison.
Mais maintenant que le combat a cessé, la république a du mal ranger ses armes

Pourtant l’idéal républicain ne doit pas être minoré, au contraire c’est à travers son faciès démocratique que l’école peut se donner sens :
-elle inscrit l’élève dans une tradition, une dynamique républicaine : l’élève au centre
l’élève en tant qu’acteur de la vie de la classe et de l’école acquiert les habitudes intellectuelles qui verront son aboutissement par son intégration républicaine.
reste la question du comment organiser cette mini démocratie au sein de la classe.
Pour cela, M Develay, s’ inscrit dans le courant socio-constructiviste, en faisant partir son raisonnement sur les sciences. La vérité, selon lui , n’est qu’un conscensus : c’est ce que nous devons comprendre dans le terme « l’intersubjectivité partagée ». Concrètement : cela signifie faire table rase de la vérité scientifique, de ses propres connaissances (cela s’applique aussi au prof) et construire ce qui nous semble juste. Ainsi j’ai vu au cours d’une scéance sur la renaissance vu les élèves aboutir sur des conclusions erronées au niveau des connaissances mais dont le raisonnement était tout à fait pertinent. Leurs conclusions ont été conservées même si elles seront plus tard remise en cause. Dans un autregroupe, la tâche a été moins bien ciblée, ou les documents trop difficiles d’accès, ou les élèves ne se sentaient pas suffisament en confiance pour avancer leurs conclusions, la feuille est restée blanche. Un pan de la leçon restera vierge.
Ce qu’aurait pu préconisé M Develay c’est la cohérence pédagogique. Quand une leçon aussi difficile à mener qu’une mise en recherche problématique, l’échec ne doit surtout pas pousser l’enseignant à replonger dans le cours magistral : cela signifie pour les élèves l’anéantissement de la phase de recherche.
donner à l’élève son rôle d’acteur de son savoir, accepter que les conclusions déterminées par les élèves sont les seules exactes puisque construites : l’élève doit être vu comme un chercheur professionnel revêtant tour à tour son habit de grammairien, de mathématicien, de poète, d’historien et de scientifique.
De ce point de vue, l’idéal démocratique et républicain que l’école se donne pour objectif, vit à plein, et ce sans avoir mener une scéance d’éducation civique sur les institutions de la cinquième république.


Conclusion :

Si je devais résumer en une idée ce texte de M Develay : on pourrait dire l’école aura du sens si et seulement elle permet de construire les outils (et non les réponses) aux problèmes de la vie quotidienns. Ainsi, j’ai vu un instituteur qui dès le début réalisait un questionnaire en posant deux questions à ces élèves : qu’est ce que tu attends de l’école (notons la différence de formulation avec la banale qu’est ce que tu veux faire plus tard ???), qu’est ce que tu attends de ton instituteur ???
Puis en deuxième séance, il affichais les compétences que l’on trouve dans les programmes, en précisant l’objectif à réaliser pour passer en classe supérieure, et précisant qu’il ne pouvait rien, strictement rien, pour eux : quque les élèves se debrouiller d’eux mêmes pour réaliser le contrat. Avouons qu’il y avait un peu panique à bord.
Pourtant c’est une démonstration brillante du détachement de l’adulte qui seule peut permettre l’émancipation de l’individu, et la construction du savoir (ou non si l’élève refuse le contrat) devient sensée, comprenons intéressante pour l’élève et rien que pour lui. Plus de bonnes notes à ramener aux parents, mais de bonne note pour se voir progresser (de notre point de vue, apprendre).
Il y a malheureusement une entorse inévitable à vouloir donner du sens au savoir et au lieu de vie qu’est l’école : chacun lui donne un sens particulier et propre, l’enseignant compris. Mais lui seul doit avoir à composer avec cette pluralité. D’où la le recours là aussi inévitable à la pédagogie différenciée
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