Après coup, c'est-à-dire suite à la première séance où intervenaient ces diapositives, je me suis effectivement rendu compte qu'elles n'étaient pas adaptées et c'est pourquoi je concluais mon précédent message avec une certaine prudence : les diapositives ne convenaient pas
sous cette forme, avec ces classes et sur ce cours ; néanmoins, un usage intelligent des diapositives est certainement possible.
Je dirai que j'ai rencontré trois problèmes :

j'ai effectivement voulu trop en dire sur chaque diapositive la première fois, ce qui m'a poussé pour la deuxième séance à réduire l'importance du texte et à préférer une configuration de type prise de notes.

malgré cela, je me suis heurté à la difficulté que représente toujours pour ces deux classes la prise de notes ; c'est le problème que je pensais régler et il s'est posé de nouveau : ils ne savent pas - ou ne veulent pas faire l'effort de - sélectionner ce qui compte dans le discours du professeur comme sur la diapositive. Leur attitude dans ces conditions consiste à tout noter et à se placer dans la position du scribe. Il est difficile de les sortir de ce rôle de secrétaires du professeur. J'y ai même perdu : quand je dictais, ce n'était pas sans avoir auparavant expliqué et illustré le point du cours que je leur résumais en quelques lignes. Dès lors que la diapositive était projetée, les explications dont je l'accompagnais passaient à la trappe. C'est en cela que je disais qu'ils étaient absorbés par l'écran, qui monopilisait leur attention.

le contexte était un peu particulier ; il s'agissait de l'étude appronfondie d'un texte de Rousseau tiré du
Contrat social. Sans doute me suis-je d'avantage préoccupé de faire comprendre les concepts et les thèses de Rousseau que d'inciter les élèves à participer. C'est d'ailleurs l'un des problèmes que je rencontre cette année : comment intégrer la participation des élèves dans un cours ? comment la solliciter déjà ? à partir de quoi les faire sortir de leur réserve ? Les pistes que vous proposez méritent d'être explorées, mais elles ne peuvent l'être que si j'arrive à donner au cours une orientation moins magistrale. Pour le moment - et c'est un état de fait qui relève autant d'une incapacité de ma part que de l'énorme inertie de ces deux classes de STT - cela bloque...
J'en reviens ainsi à ma première conclusion, qui me semble toujours valable : j'ai voulu utiliser le Power point comme un assistant de prise de notes pour amener des élèves à devenir autonomes sur ce point, mais cet usage ne convient pas car les diapositives ne fonctionnent que si les élèves savent déjà sélectionner les mots-clés d'un message. Le power point est un support visuel pratique qui facilite la compréhension ; j'ai voulu à tort en faire autre chose, à savoir l'équivalent de la dictée.
Néanmoins, un autre usage du Power point est certainement possible et bénéfique dans un autre contexte que celui-ci, je l'accorde volontiers. En premier lieu, c'est un moyen pratique de donner à voir aux élèves des représentations d'oeuvres d'art. A ce propos, les récents manuels élaborés en raison du changement de programme des séries technologiques ont attiré mon attention sur la possibilité d'interroger les élèves à partir d'une image ; je pense que je me servirai de ce médium l'an prochain et cela passe par la projection du document au moyen des T.I.C.E.. A suivre donc...

Du coup, je nous laisse avec trois questions : comment faire un usage profitable des diapositives Power point ? Comment susciter la participation des élèves et rendre le cours moins magistral ? Comment s'appuyer sur une image pour conduire les élèves à rencontrer certaines problématiques ?
N'hésitez à éclairer ma lanterne sur ces questions...
Sans oublier la raison et le réel !